Substances psychoactives, usagers et marchés. Tendances récentes à Bordeaux et en Nouvelle-Aquitaine en 2025. OFDT

[Résumé extrait du site internet ofdt.fr] « Les résultats présentés dans ce rapport reposent sur mobilisés 54 entretiens individuels et collectifs avec 126 participants, cinq notes d’observation en espaces de la marginalité urbaine et en espaces festifs, un rapport annuel par une association de réduction des risques intervenant en free et rave parties, les comptes rendus d’une association intervenant en espaces festifs à Bordeaux, deux mémoires et 74 collectes SINTES.

Évolutions du trafic et des modalités d’approvisionnement des usagers
La première partie analyse les dynamiques des trafics de produits stupéfiants en Nouvelle-Aquitaine. Elle met en évidence des flux structurés à l’échelle internationale, avec un cannabis majoritairement acheminé depuis l’Espagne et une cocaïne provenant principalement d’Amérique du Sud. Les produits saisis sont de plus en plus diversifiés, reflétant une offre élargie et évolutive. Les profils des trafiquants varient selon les niveaux hiérarchiques dans les réseaux, et les observations soulignent une intensification des violences associées aux activités de trafic. Par ailleurs, la numérisation des échanges et des recrutements constitue une tendance durable, modifiant les modalités d’organisation et de distribution. Enfin, les prix des principaux produits identifiés dans la région restent un indicateur clé des dynamiques d’offre et de demande.

Espaces de la marginalité urbaine
La deuxième partie est consacrée aux espaces de grande marginalité urbaine. Elle décrit une dégradation persistante des conditions de vie, marquée par un accès difficile à l’hébergement et aux soins. Les substances utilisées restent très diversifiées, avec une forte présence de cocaïne basée, de médicaments, ainsi qu’une progression des cathinones à Bordeaux et une stabilisation des usages de kétamine. Ces consommations s’accompagnent de conséquences sanitaires importantes, notamment de complications post-injection, de surdoses et de décès. Les violences et tensions avec le voisinage apparaissent également comme un enjeu majeur. Cette partie propose un focus sur trois publics spécifiques : un public masculin géorgien injecteur d’opioïdes, les femmes en CAARUD confrontées à des vulnérabilités spécifiques et les mineurs non accompagnés (MNA) dont les parcours restent marqués par la précarité.

Espaces festifs commerciaux et alternatifs, chemsex
La troisième partie porte sur les espaces festifs et les tendances associées. Dans les contextes de chemsex, les consommations de cathinones, de GHB/GBL perdurent avec des pratiques d’usage par voie injectable. Des dispositifs spécifiques de prise en charge existent. Les problématiques sociosanitaires incluent des risques infectieux et psychiques, liés aux usages en polyconsommation. Dans les espaces festifs technos, les consommations s’inscrivent dans des dynamiques collectives où circulent différents produits et où les interactions sociales structurent les usages. Ces environnements restent marqués par des enjeux de violences, mais aussi par des formes de régulation institutionnelle et policière qui influencent les pratiques et les trajectoires des usagers. »

 

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