« L’impact de l’usage de l’IA sur la santé mentale des jeunes européens » CNIL

Si les IA conversationnelles ont tout d’abord été sollicitées pour des usages scolaires ou professionnels, elles investissent désormais une sphère plus personnelle. Ainsi elles deviennent pour certains un espace de confidence, en étant parfois considérées comme un psychologue. Ces pratiques démontrent une profonde transformation des usages du numérique où l’IA n’est plus seulement un outil ludique mais un interlocuteur accessible et à l’écoute.

Ces nouveaux usages s’inscrivent dans un contexte dégradé de santé mentale des jeunes , renforçant les inquiétudes des professionnels.Les résultats de cette étude révèlent cependant que dans la majorité des cas le premier interlocuteur de jeunes en souffrance reste une personne humaine, l’ IA n’étant alors utilisée que comme un relai complémentaire. Il n’en reste pas moins que le niveau de confiance des jeunes envers les IA conversationnelles demeure fort, avec en parallèle un niveau de compréhension des enjeux et des risques plutôt faible.

Ainsi, avec l’IA, une part croissante de l’expression du mal être des jeunes se fait en amont des parcours de prévention et de soins classiques. De ce fait, il semble nécessaire que les acteurs de la santé, de l’éducation et de la protection sociale soient en capacité de comprendre ces nouveaux usages sans les diaboliser, ni les banaliser.

Pour cela, il est important que soit mise en place une véritable éducation numérique et que ces nouveaux usages soient intégrés dans les politiques de prévention.

Le Groupe VYV et la CNIL, à l’origine de cette étude, ont lancé en réponse à ces résultats l’initiative européenne AI*me  pour fédérer chercheurs et acteurs professionnels afin de développer des outils adaptés aux jeunes, tout en travaillant sur la question de la confiance et de la protection des données.

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